Le blog de rouge espoir

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dimanche 27 mai 2007

Ne rien lâcher !!

Sarko est parti à Bruxelles vanter son idée de mini-traité. Ce mini-traité, en fait la partie I de la défunte Constitution européenne, gardera l'idée prédomainnte du TCE, c'est-à-dire la "concurrence libre et non fausséé", concept à l'origine de l'ouverture de nos services publics à la concurrence, de leur privatisation et finalement de leur disparition. La partie III existera toujours puisque c'était la reprise des traités existants. La III° partie présentée comme la partie sociale disparaîtrait. Le plus grave étant dans cette affaire le contournement démocratique approuvé par les chefs de gouvernement, ce qui en dit long sur leur conception de la démocratie. Car si ce mini raité recueille l'adhésion d'un certain nombre de chefs de gouvernement et du président de la commission, c'est parce qu'il s'épargnerait le verdit populaire, autrement dit il n'y aurait pas de réfrendum de peur que le peuple revote "mal" une nouvelle fois. Ce qui est terrible dans cette situation c'est que la plupart des médias ne s'offusque absolument pas de ce hold-up démocratique, voire même loue l'ingéniosité du chef de l'Etat à remettre l'Europe sur les rails du libéralisme. Voilà où mène l'absence de pluralisme dans la presse. La constitution européenne que nous avions sorti par la porte revient donc par la fenêtre. Seuls les députés du groupe communiste avaient voté contre. A ne pas oublier pour les législatives prochaines. La bataille contre la constitution européenne qu'il nous faudra mener aura besoin de députées communistes et d'un PCF renforçé !!! Ne lâchons rien !!!!!!!!

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vendredi 20 avril 2007

Hésitation de dernière minute...

Je voudrais m'adresser à ceux qui hésitent, à ceux qui ne savent pas pour qui voter, à ceux qui ne veulent voter que pour un des candidats en capacité d'être au second tour, à ceux qui, au lieu de voter en fonction de leurs convictions, de leurs valeurs, de leur volonté de voir demain une France nouvelle apparaître, vont se faire les apprentis sorciers de la politique en votant stra-té-gi-que-ment ! A tous ceux-là, je veux leur dire qu'ils sont en train d'abandonner leur droit inaliénable de citoyen. Ils sont en passe de transformer ce qui devrait être un grand rendez-vous démocratique citoyen en concours, en saut d'obstacle, en défilé de modes. Qui arrivera sur la ligne, qui trébuchera en cours de route, qui sera la "surprise" ? Voilà les questions qu'entonne tous les matins le monde médiatico-médiatique donnant le "la" de cette campagne. Les questions de pouvoir d'achat, de salaires, d'emploi, de solidarité, de services publics, ce n'est pas intéressant, pas people. Cela ne permet pas de faire de l'élection présidentielle le dernier sit-com à la mode. Il faut du temps de cerveau disponible, y compris durant la campagne présidentielle. The show must go on, buisness is buisness !!!! En suivant ces chroniqueurs de leur propres écrits, ces éditorialistes se jaugeant les uns les autres, ses journalistes politiques qui font de la politique comme un alcoolique pratique l'abstinence, la masse des indécis et plus largement de tous ceux qui se croient malin en opérant un vote stratégique abandonnent peu ou prou leurs capacité à être des citoyens réfléchis, responsable mais surtout libre de leur choix. Car c'est l'avenir du pays que l'on nous demande de choisir. DE CHOISIR. Pas d'éliminer. La substance de l'élection, ce n'est pas de dire "je ne veux pas celui-là" mais bien "je veux celui-là" (étant entendu que l'on parle de projet ou de programme et pas de personnes). Alors, dimanche, dans le secret de l'isoloir, il faut penser à l'avenir que l'on veut pour soi, pour ses enfants, sa famille, ses amis, ses voisins. Veut-on un monde plus dur pour tous, un monde où l'on doit être en concurrence les uns avec les autres ? Il est quand même effarant de constater que l'on passe plus de temps dans nos vies à savoir comment niquer son voisin (pris symboliquement, j'aime bien mes voisins) plutôt que de passer à savoir comment vivre ensemble harmonieusement. On passe plus de temps à se livrer des guerres sanglantes, froides ou économiques plutôt qu'à coopérer entre pays. Il y a une candidate qui porte le refus de ce monde de brutes et l'espoir d'un changement. Et que l'on arrête avec les "on ne peut pas " !!!!! On en crève des "on ne peut pas" !!!! Bien sûr que l'on peut. Tout est question de courage et de choix. Tiens, on y revient. Le choix ! Pas celui d'éliminer ou de faire une surprise. Celui, bien plus positif, de décider ce que l'on veut pour soi, ses gosses, son pays. Oui, une candidate porte le besoin, l'impérieuse nécessité de construire du "tous ensemble", de la solidarité, du vivre ensemble et surtout du bien vivre ensemble, une candidate qui a le courage d'affronter le capital, les logiques marchandes et financières pour remettre l'être humain au coeur des décisions, des choix (décidément !). Cette candidate, c'est Marie-George. Et dimanche, il faudra penser à tout ça avant de déposer la petite enveloppe dans l'urne. Bon vent et bon vote !

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vendredi 30 mars 2007

Je suis énervé !!

Je suis énervé. Et pas seulement parce que j'arrête de fumer !! J'ai l'impression que le foutage de gueule, le mensonge sont devenus sport national au ministère de l'intérieur. Après les incidents de la gare du nord, le nouveau ministre de l'intérieur déclarait que la personne interpellée pour défaut de titre de transport était connu défavorablement des services de police et était, de plus, sans papiers (assimillant sans vergogne sans papier = fauteur de troubles). Mais on apprend le lendemain par l'avocat du prévenu que celui-ci est effectivement connu des services de police pour des vols de nourriture et d'ustensiles de cuisine (sic !) mais aussi qu'il a bien des papiers en règle. Sarkozy avait déjà inauguré ce genre de pratique : mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose !!!! On accuse avant de savoir rééllement ce qui s'est passé et c'est l'accusation qui restera dans les têtes plutôt que les démentis. Souvenez-vous des 2 jeunes garçons mort dans un transformateur EDF, Sarkozy s'était empressé de donner une verison faussée qu'il a maintenu envers et contre tout pendant très longtemps. S'il fallait un autre exemple, la vidéo que vous trouverez plus bas sur ce blog concernant les engagement de Sarkozy sur EDF montre que Sarko fait sien le slogan qui avait en son temps servi à Charles Pasqua : les promesses n'engagent que ceux qui les croient !! Voilà la rupture de Sarkozy : rupture avec l'état de droit, avec une conception démocratique de la politique, rupture avec une conception de l'engagement politique au service d'une idée, d'une cause, d'un pays et non pas au service d'une ambition personnelle !!! M'énerve, m'énerve !!!!

Sinon, dimanche, les militants de la gauche populaire et antilibérale vont se retrouver par milliers à Bercy pour un meeting de Marie-George qui fera date ! Pour ceux qui ne peuvent y aller, le meeting sera retransmis sur internet. Allez voir là : www.pcf.fr

mercredi 21 février 2007

Comédia dell'arte

Il est interessant de noter que les "3 principaux candidats" tentent de se présenter aux électeurs soit comme nouveau ou nouvelle dans la classe politique alors que tous les 3 écument le haut de la vie politique et les ministères depuis plus de 20 ans, soit comme ayant changé (en mieux évidemment) depuis qu'ils sont dans la course présidentielle avouant ainsi explicitement qu'ils n'étaient pas les meilleurs avant comme ils le prétendaient.

Mais pourquoi donc s'évertuent-ils à jouer à ce jeu de dupes ? Il me semble que c'est révélateur de la crise politique que nous vivons. Le manque de débats politique, de confrontation sur les enjeux de société, d'opposition entre la droite et la gauche (ou du moins une certaine gauche), de choix clair entre un projet libéral et un vrai projet social, la porosité entre droite et gauche, l'acceptation inconditionnelle du capitalisme par le PS, perdant ainsi sa raison d'être, tous ces éléments accumulés donnent l'impression aux citoyens qu'il n'y a plus de différences entre les uns et les autres. Comment choisir entre Segozy et Sarkolène dans ces conditions ? Les principaux candidats ne voulant pas s'engager sur des débats de fond, des débats sur les choix de société, dans une campagne où chacun(e) essaye d'être le plus consensuel possible, où chacun(e) tente de ne vexer personne ; ils s'attachent donc à faire valoir et à faire voir leurs différences de forme : celui qui a changé, qui est moins énervé, plus calme (comme si cela suffisait à qualifier quelqu'un pour la présidence de la République), celle qui fait valoir sa féminité pour "proposer" le changement (au lieu d'en faire une "valeur ajoutée" de ces propositions de changement) et enfin celui qui après une traversée du désert prétend se mettre au dessus de la mêlée pour rassembler les Français alors qu'il n'a cessé de se situer dans le camp libéral par ses votes ou ses prises de positions.

La force de conviction ne s'exerce plus pour convaincre de la justesse des propositions mais pour convaincre que le changement passe par l'individu, par ce qu'il est et non par ce qu'il propose pour le pays.

Heureusement qu'il y a des candidates comme Marie-George Buffet qui redonne ses lettres de noblesse à la politique en sortant de l'hyperpersonnalisation de cette campagne.

Le vote Marie-George Buffet, ce n'est pas seulement voter pour un gauche populaire et antilibérale, c'est aussi voter pour que la politique retrouve son sens, qu'elle retrouve son caractère démocratique et surtout qu'ele permette à tous les citoyens de se l'approprier.

 

 

 

 

mardi 20 février 2007

Taisez-vous Elkabach !!!!!!!!!!!!!!!!

A bien écouter.

Elkabach se pose en défenseur de la campagne de Sarko et dit "notre" inspirateur. Ecoutez bien et réécoutez bien : il s'en sort par une pirouette mais c'est clair, il s'est dévoilé.

 

 

 

Devinette

Qui a dit : « Je parle aux femmes comme à n'importe quel être humain. » ?

Tic tac, tic tac..... pas de réponses ?

Et bien c'est le dernier meilleur ami de Sarkozy, Doc Gynéco !!!!

La nouvelle icône de l'UMP vient d'écrire un bouquin pour expliquer son ralliement à Sarko : "les grands esprits se rencontrent".

Je laisse chacun juger de la pertinence du titre du livre....

 

La novlangue Royaliste

J'ai regardé Ségolène Royal sur TF1 hier soir. J'ai bien failli m'endormir tellement le ton était monocorde.

Florilége de la novlangue royaliste :

"Système gagnant-gagnant" à propos de la fiscalité des entreprises, de l'éducation des enfants, "moderne" à propos de sa future présidence, de l'avenir de François Hollande (????), l'ordre "nouveau".... heu pardon .... "juste" est bien évidemment revenu sans que l'on ait de définition et enfin Ségolène Royal s'est "pactée" avec tous les sujets possibles.

Ah oui, dernière chose, pour la Femme qui va peut-être devenir la première présidente de France, le discours féministe s'est réduit à défendre les mamans dans les cités (les papas n'existent visiblement pas dans ces endroits).

Bref, je n'ai pas trouvé Mme Royal convaincante. Je ne l'ai pas trouvé concrète. Le seul bon point que je lui donne, c'est qu'elle a su parfaitement évité de répondre aux questions sur le financement de son programme.

 

Mme Royal, si vous voulez rééllement débattre de l'avenir de ce pays et par conséquent de l'avenir de la gauche, Marie-George Buffet est prête à débattre avec vous !! Qu'attendez-vous ?

 

lundi 19 février 2007

Le 3° homme

François Bayrou est présenté comme le 3° homme de cette campagne.

On a l'impression de revivre le scénario de 2002 où successivement Jean-Pierre Chevénement puis Arlette Laguiller avait été présenté comme le 3° homme avant que le peuple ne décide, contre la prétention des médias à faire l'élection avant le vote, à faire de Lionel Jospin, le 3° homme de la campagne et le battu du 1er tour.

Le matraquage médiatique sur le duo Sarko-Ségo, la volonté des médias depuis plusieurs mois de jouer le 2° tour avant le 1er enléve tout suspens à cette campagne présidentielle et par conséquent n'est pas "vendeur". Il faut bien donc pimenter cette campagne avec des "rebondissements" sur le 3° homme (étant bien évidemment entendu que les 2 premiers sont intouchables). François Bayrou a eu un ou deux sondages le montrant un peu en progression et d'un seul coup pratiquement tous les médias font plein feux sur cette information, alimentant de fait l'intérêt des électeurs pour lui et provoquant sondages et enquêtes d'opinion montrant qu'il est plus crébile sur le financement que le duo Ségo-Sarko, qu'il est pour une majorité de français le 3° homme (sic !) etc... etc....

Cela me fait penser à la propogation d'une rumeur, s'autoalimentant elle-même.

Reste que les débats de fond ne sont toujours pas abordés dans cette campagne par les "3 principaux candidats" et que l'on ne parle pratiquement pas des autres, sauf de façon anecdotique.

Je fais un pari : après François Bayrou (quand celui-ci aura épuisé la patience médiatique) un(e) autre canidat(e) prendra la place de 3° homme, comme 2002.....

 

vendredi 16 février 2007

Hypocrisie

Alain Duhamel, chroniqueur politique de son état, vient d'être suspendu d'antennes radiophoniques et télévisuelles le temps de la campagne électorale. Sa faute ? Avoir pris parti, en novembre 2006, pour François Bayrou lors d'un débat à Sciences Po.

Bon, je ne vais pas pleurer sur le sort d'Alain Duhamel, grand défenseur du politiquement correct, mais je trouve que cette mesure relève plus de l'hypocrisie que d'une réélle volonté de sanctionner un journaliste qui a contrevenu au code de déontologie de la profession.

Hypocrisie pour 2 raisons :

- Au moment du débat référendaire sur le TCE, aucune chaîne télé, aucune radio ne s'est offusquée du parti pris pour le Oui d'une majorité de journalistes officiant sur les ondes. Si tel avait été le cas et s'ils avaient été tous suspendus, il n'y aurait plus beaucoup de journalistes dans le paysage audiovisuel.

- A tout prendre, il vaut mieux un journaliste politique qui affiche ses positions plutôt qu'un journaliste tout autant engagé mais qui ne l'affiche pas tout en ne se départissant pas de cet engagement dans son boulot.

Cette anecdote pose surtout le problème de la pluralité de l'opinion dans la caste médiatique. La déontologie journalistique a bon dos quand elle est orientée pour tous dans le même sens. Pour quoi ne demande-t-on pas à des journalistes de l'Huma, de La Terre, de Liberté Hebdo de venir interviewé des responsable politiques ?

lundi 5 février 2007

Campagne merdiatique

Selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI (vendredi 2 février 2007), 71% jugent que la campagne présidentielle est de mauvaise qualité contre 28% qui pensent le contraire. Quoi de plus normal ? Magouille des RG, petites phrases des uns et des autres sur les uns et les autres, postures présidentielles, chacun des 2 grands candidats évitent bien d'aller sur le fond des propositions. Quelques slogans tiennent lieu de programme pour l'un, "l'écoute des français" se veut le socle idéologique de l'autre. De débat de fond, point. Le pire étant les médias qui évidemment raffole de ce jeu de la petite phrase et qui font mine de s'attrister de la piètre qualité du débat présidentiel. Pourtant, en ce XXI° siècle naissant, nous avons besoin d'un véritable débat sur le choix de société que voulons pour demain, pour nous et nos enfants. Nous sommes à la croisée des chemins : l'un nous conduisant vers un peu plus de précarité au nom de la compétivité, un chemin de régression des droits faut de courage politique, un chemin qui ressemble à un furieux retour en arrière ; l'autre nous permettant d'appréhender la révolution technologique en la mettant au service de l'Humanité et non au service du profit, un chemin de partage, un chemin où nous pourrions construire une société fraternelle préoccupée par le sort des plus humbles, une société où les richesses créées seraient redistribuaient équitablement, une société où le souci environnemental, où l'aménagement du territoire serait au centre des politiques, bref, un chemin permettant d'envisager l'avenir, le XXI° siècle, comme une formidable aventure humaine et non comme une source certaines de terribles déconvenues. Mais pour cela, il ne faut pas que les médias et les 2 grands candidats nous privent de ce débat indispensable. Il faut que le Peuple de France reprenne en main cette campagne électorale, se réapproprie cette élection.

jeudi 1 février 2007

Pragmatisme

Après Ségolène Royal, il y a tout juste un an, c'est maintenant Sarkozy qui avoue son admiration pour Tony Blair. Le pragmatisme de celui-ci est salué comme une vertu alors que le pragmatisme, c'est bien le renoncement à faire de la politique. Le pragmatisme, c'est soi-disant faire ce qui marche. Mais qui marche pour quoi ? Pour les actionnaires, pour les chiffres du chômage (et non pour les privés d'emploi), pour les indices du CAC 40 ou bien ce qui marche pour que chacun ait une vie digne, un emploi, un logement, un revenu décent, un avenir ? Le pragmatisme, c'est le "laisser faire" si cher aux libéraux, c'est le refus de la réflexion politique pour savoir comment améliorer les choses, pour proposer une vision de la société qui soit prise en main par les citoyens, c'est, in fine, la loi du plus fort. Décidément, le Oui à l'Europe Libérale se fait de plus en plus sentir dans cette campagne. Il est d'autant plus important de rappeler ce que fut le vote du peuple Français le 29 mai. Ce vote Non qu'il faut non seulement respecter mais auquel il faut répondre. Ce n'est qu'en portant des propositions en rupture avec le libéralisme que nous repsecterons et que nous répondrons au vote des français.

Marie-George Buffet portera dans cette campagne ce vote populaire, ce cri de révolte, cet envie d'avenir que nous avons tous exprimé le 29 mai !!